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L'imzad, un instument de musique, joué exclusivement par les femmes L'imzad est pour les touareg "ce que l'âme est corps"... Ce blog vous invite à découvrir toute une culture en voie de disparition. Une culture unique autour de laquelle gravite des valeurs exceptionnelles!
« Sauver l’imzad » est à la fois un cri d’alarme et un message d’espoir. Cri d’alarme, car notre inquiétude est
grande : chaque année qui s’achève voit les détentrices de la tradition devenir moins nombreuses.
Message d’espoir aussi, car une jeune génération a déjà pris le relais.
« Sauver l’imzad » est également l’expression d’une volonté.
Cette volonté se concrétise au cœur du désert, là où naquit un jour l’étincelle et où, au fil des siècles, s’édifia patiemment le somptueux
édifice fait de musique et de poésie qu’est la culture de l’imzad.
Edifice somptueux, mais fragile dans un monde moderne, à la fois plus ouvert et plus agressif. C’est une situation qui exige de nous une
réflexion approfondie.
Une leçon pleine de tendresse et de délicatesse.
La maîtresse d'imzad est Alamine Khoulen, elle est âgée de 68 ans et elle a encore la patience de faire ce cours de musique avec tant d'amour... Elle veut transmettre son savoir et c'est son
souhait le plus cher!
Biyat Eddaber une vieille joueuse (90 ans) de l'école d'imzad d'Ideless, une localité à prés de 300 Km de Tamanrasset disait à ses élèves: "Ce n'est pas avec les yeux qu'on apprend à jouer de
l'imzad, mais avec le coeur"... A 90 ans, elle enseigne toujours avec autant d'amour et de sagesse à toutes les filles des environs qui font parfois plus de 20 km à pied pour apprendre à
jouer de l'imzad.
Par Alamine Khoulen et Chanté par Boukeyass et Habibi Halimata
H’Dama est un poème d’amour … L’extrait présenté dit :
"Que de choses j’ai aimé avant d’aimer Cherifa. Comme un tronc d’arbre desséché au milieu du désert, nous
sommes restés mes amis et moi jusqu’à notre vieillesse ".
Aylanagh est un air chanté. La poésie chantée est accompagnée par l'imzad.
Alamine Khoulen joue de l'imzad et Boukeyas Nighat chante avec Habibi Halimata.
... Blottie dans le giron de la femme, l'imzad est tenue avec une extrême délicatesse ... Lorsque l'imzad vibre, on dit
"yantakq" : cela veut dire qu'il parle ...
Cet instrument est réservé aux femmes, jamais un homme ne jouera de l'imzad:ça porte malheur, dit-on!
Il est interdit de parler et seul le son de la voix d'un homme est admis à chanter sur l'air que cet instrument entonne au gré de l'inspiration de la maîtresse de scéance.
Lisez la page relative à l'instrument imzad, et vous y découvrirez la défintion de Charles de Foucauld...